Claudine Drai a été remarquée lors de la 1re Nuit Blanche parisienne en octobre 2002. Elle expose à la Galerie Jérôme de Noirmont à Paris des sculptures de papier de soie enduit de pigments : des bas-reliefs de silhouettes blanches, noires, ocres… des voiles de soie dessinés d’apparitions à la ligne graphite gris cendré. Son monde sollicite un imaginaire qui suggère l’univers de la danse.
Emmanuel Serafini a retrouvé l’œuvre de Claudine Drai lors de son exposition au Fi’Art du Centre Pompidou en juin 2009 et a fait appel à cette artiste pour repenser une nouvelle identité graphique pour le CDC. C’est également une de ses œuvres qui sera le visuel des Hivernales 2010. Quelques mots sur la rencontre… un lien avec la danse…
Lorsque Emmanuel Serafini est venu vers moi pour me proposer de travailler avec Le CDC Les Hivernales pour le logo et l’affiche du Festival, sa façon de parler de mon monde était si juste que l’évidence de la rencontre s’est imposée à nous. Il ne s’agissait pas de représenter ou de donner une forme à l’univers de la danse. Il s’agissait simplement de déplacer mon univers, sans le transformer, pour le faire vivre dans l’espace de la danse. C’est là où les choses ont trouvé une résonance. J’ai créé le logo en laissant les silhouettes dans une forme d’abstraction, de présence immobile où les lignes laissent entrevoir les gestes de papier. Comme une écriture simple, immédiate de monde où tout devient mouvement. Les lignes se prolongent toujours hors des contours au-dedans et au-dehors. L’imaginaire est l’émotion du réel.
Pour l’affiche, la multitude vertigineuse fait apparaître et disparaître la silhouette de papier. Un mouvement infini, perpétuel ou chaque ligne dessine une forme de géométrie abstraite. Chaque être est visible puis va rejoindre l’autre sens. Une histoire qui se fait et se défait dans les plis du papier. Le blanc les rassemble et la lumière les identifie. Le blanc efface l’idée du temps et les pose dans une fragilité éphémère d’éternité, le corps a une autre présence et se vit dans ce sentiment d’être. Dessins de lignes de papier, d’air, de blancheur opaque, les silhouettes posent l’ailleurs. L’imaginaire est un lieu pour l’histoire. Le réel est aussi une image.
Claudine Drai
Exposition du 2 au 27 février 2010
Du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h,
le samedi de 10h à 17h. Entrée libre.