Installation ouverte du 6 au 26 juillet
Du mardi au vendredi de 13h30 à 17h
Le samedi de 10h à 17h
Tarif : 5 €
Réouverture de septembre à décembre 2011
Groupes sur RV au 04 90 86 59 64
Pour ouvrir le dialogue entre théâtre de texte et théâtre de geste, Vilar avait choisi un danseur marseillais exilé en Belgique, Maurice Béjart, en recherche de spectacle total. Le Boléro, d’un érotisme intense, interprété par une danseuse à la beauté stupéfiante, puis Messe pour le temps présent, à la fois chorégraphie et protestation, ont fait entrer dans la danse le blue-jeans, les baskets, la révolte, la rue, la drogue, l’amour physique…
La révolution béjartienne ne produit pourtant pas d’héritiers immédiats. C’est de la côte Est des Etats-Unis que vient la nouveauté dans les années 70, essentiellement avec Merce Cunningham qui se libère du scénario, de la psychologie, de la musique. Et Carolyn Carlson d’inscrire dans l’espace de la cour d’honneur son inoubliable calligraphie.
La « jeune danse française » attend les années 80 pour s’affirmer : à l’émouvante fragilité de Dominique Bagouet répond l’incandescence des Bouvier-Obadia ; Maguy Marin fait triompher le concept du ballet-théâtre dans son étonnant May B, Régine Chopinot et Jean-Claude Gallotta s’identifient à leur génération en osant le décalage. Les noms de Mathilde Monnier, Jean-François Duroure, François Raffinot, Catherine Diverrès, Susan Buirge, Anne Teresa de Keersmæker, Karine Saporta, Daniel Larrieu complètent l’installation…
Si Angelin Preljocaj, Bill T. Jones, Sasha Waltz ont su offrir à la cour d’honneur de somptueuses rêveries sur le corps menacé, infirme, empêché, l’art de Pina Bausch a trouvé ici, entre les hauts murs de l’enceinte papale, l’écrin que réclamait sa simple complexité : ses parterres de fleurs, ses nuisettes tristes, ses smokings de fripier, ses défilés insolents marquent la fin d’une époque passionnée.
Un esprit nouveau prend la relève à la fin du XXe siècle tout en élargissant le champ d’expérience à toutes les disciplines : Raimund Hoghe, François Verret, Jan Lauwers, Alain Platel, sont peut-être plus des metteurs en scène que des chorégraphes, de même que Josef Nadj ou Jan Fabre. L’érotisme n’est plus ce qu’il était, la nudité n’est plus taboue, le public est difficilement scandalisé.
Enfin, pour accompagner les intentions de l’artiste associé du festival 2011, une évocation du parcours de Boris Charmatz est la dernière étape de ce voyage dans le temps et l’espace d’Avignon.
Au total plus de 120 références sont ici proposées au visiteur, le long d’un labyrinthe tout en ondulations, en parois frémissantes, le mouvement des images et celui des voiles-écrans s’ajoutant à celui du promeneur.
Jacques Téphany
Bibliographie sélective [52 pages – PDF 580 Ko] sur la danse au Festival, documents à consulter à la Bibliothèque de la Maison Jean Vilar (BnF).
Cette installation n’aurait pu être réalisée sans la participation de la Compagnie des Indes, de la Maison de la Danse, du Centre National de la Danse, du CCN de Rennes Musée de la danse, direction Boris Charmatz, du Festival d’Avignon, des Films Pénélope, de Tecimeoc Les films verts, de l’INA.
Nous remercions les chorégraphes, compagnies ou ayants-droits qui ont
répondu à notre demande de documents :
Armitage Gone ! Dance
Les Carnets Bagouet
Tanztheater de Wuppertal
L’Arche éditeur (Pina Bausch)
Joëlle Bouvier (chorégraphies de Joëlle
Bouvier et Régis Obadia)
Trisha Brown Dance Company
L’Atelier de Paris
Carolyn Carlson
Cecilia Bengolea et François Chaignaud
Régine Chopinot
Merce Cunningham Dance Company
La compagnie DCA Philippe Decouflé
La
Compagnie Catherine Diverrès
Françoise Michel (Odile Duboc)
The Forsythe
Company
CCN Grenoble – Groupe Emile Dubois Jean-Claude Gallotta
Raimund
Hoghe
Rosas Anne Teresa de Keersmæker
Astrakan – Daniel Larrieu
CCN
Rillieux-la-Pape Compagnie Maguy Marin
CCN Montpellier – Mathilde
Monnier
CCN Orléans – Josef Nadj
Les Ballets C. de la B. – Alain Platel
CCN Aix-en-Provence Ballet Preljocaj
La compagnie Karine Saporta, Damaged
Goods – Meg Stuart
François Verret.
Installation produite par l’Association Jean Vilar
Responsable du projet Frédérique Debril assistée de Lauriane Justamond
Scénographie Violette Cros
Montage des vidéogrammes Julien Téphany
Administration Roland Aujard-Catot
Réalisation Francis Mercier, Romain Stepek, Jean-Luc Aujard-Catot