À l’occasion du quarantième anniversaire de la disparition de Jean Vilar, la Maison qui porte son nom propose une installation permanente reflétant la richesse de ses collections.
Les visiteurs sont désormais accueillis dès le hall d’entrée dans un nouveau décor permettant d’embrasser l’homme et l’œuvre : la Maison Jean Vilar apparaît plus que jamais comme celle de Jean Vilar.
Présentés en alternance sur une galerie en mezzanine, les costumes de Jean Vilar, Gérard Philipe, Jeanne Moreau, Maria Casarès, Daniel Sorano, Philippe Noiret, Georges Wilson, Charles Denner…, interprètes mythiques du Théâtre National Populaire et du Festival d’Avignon. Ces réalisations originales, telles que les spectateurs d’Avignon et du TNP ont pu les admirer entre 1947 et 1963, sont accompagnées des maquettes dessinées par les peintres-décorateurs : Léon Gischia, Edouard Pignon, Mario Prassinos, Gustave Singier, Jacques Lagrange…
La scénographie décline le monde de Jean Vilar : la musique avec Maurice Jarre, le graphisme avec Marcel Jacno, l’administration avec Jean Rouvet…, autant d’artisans d’exception au service des mêmes objectifs : favoriser l’accès du plus grand nombre aux œuvres classiques ou contemporaines majeures. Selon Jean Vilar, en effet, un poète et tout sera sauvé.
Exposée ici la correspondance de Jean Vilar avec les écrivains les plus signalés (Jean Giono, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Jean Cocteau…) illustre la recherche insistante menée par le directeur du TNP et du Festival d’Avignon de « l’Auteur » capable d’écrire le théâtre de son temps.
Des photographies, vidéos, affiches, des cartels précisant la chronologie, ponctuent avec un souci pédagogique assumé la vision d’ensemble de cette œuvre non écrite du TNP et d’Avignon, qui répond à un principe fondamental : le refus du théâtre qui distrait le public des problèmes actuels. Car Jean Vilar n’a jamais souhaité diriger un Théâtre National qui donne des jeux au peuple pour éviter d’avoir à lui donner trop de pain.
Installation conçue par Frédérique Debril, Rodolphe Fouano et Jacques Téphany
Scénographie Violette Cros
Réalisation Francis Mercier, Romain Stepek, Jean-Luc Aujard-Catot
Entrée libre